Archives de la catégorie ‘Dégustation’

Trevallon, c’est un peu comme Ken Loach, tu peux pas vraiment te dire cinéphile si tu connais pas. Avoir goûter Trevallon, si possible rouge et blanc, fait donc partie du bagage de l’amateur de vin un tant soit peu crédible. Et il n’est jamais trop tard pour s’y mettre !

Ce 2011 est actuellement fabuleux, très avenant d’ailleurs pour un vin qui peut généralement traverser deux décennies sans sourciller. Cabernet et Syrah, Baux de Provence. De la puissance sans lourdeur, des tanins en finesse, du fruit à la fois mûr et acidulé. Epicé et minéral, un chouia de floral. Complexe. Environ 50 euros. Ca les vaut !

On trouve le 2016 chez Cave SA

BC

terre-oenophile.ch

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Lors de cette dégustation nous avons pu, d’abord, apprécier de beaux vins, et ensuite comparer des vins réputés des Grisons avec des vins réputés d’autres cantons suisses.

Les objectifs étant de :
– mieux définir les préférences individuelles et de pouvoir « y mettre des mots ».
– découvrir la diversité d’expressions du Pinot Noir en Suisse.
– se faire sa propre opinion sur la hiérarchie qualitative entre cantons viticoles.
– passer un bon moment entre amateurs de vin.

Les vins dégustés, dans l’ordre de service :
N.B. Bouteilles ouvertes le matin et un demi-verre ponctionné afin d’amener un peu plus d’oxygène.

On commence fort et à découvert avec le duo :
Thalheim Chalofe 2016 de Tom Litwan (Argovie) élu vin de l’année en 2016 (millésime 2015) par la Schweizerische Weinzeitung. Frais, délicat, élégant, monte en puissance en fin de bouche, jeune, assez fluide. Très Pinot Noir de Suisse orientale dans la fraicheur et la légèreté. Un vin qui va se développer dans le temps et sera top avec une belle volaille/citrons confits.
Eichholz 2016 d’Irène Grünenfelder (Grisons). 18/20 par le Weinzeitung (millésime 2015). La même élégance que le précédent mais la densité et l’intensité en plus. Un de ceux qui fera le plus « Bourgogne » dans la dégustation, car qu’on le veuille ou non, le spectre bourguignon n’est jamais bien loin lorsqu’on taquine du Pinot Noir …Pintade/jus court/poivre sauvage.

Deuxième duo, à l’aveugle cette fois :
Christof Ruof 2016 (Grisons). Invité de dernière minute à cette dégustation, ce vin est issu d’une production microscopique, vignoble de Jenins. Vinifié et élevé chez la famille Hermann. L’approche est minimaliste et naturelle. Belle intensité et concentration, de la structure aussi. Petite dureté de jeunesse. Gourmand dans l’ensemble. Pas l’élégance et l’élan du Eichholz mais indiscutablement un joli vin. De plus le prix est autour des 30.00 chez Paul Baszanger, les amis du Château. Pâtes fraiches/bolets/vin rouge
Pellegrin 2016 cuvé T(atasciore) (Genève). Si on a bien compris, ce vin est une sélection à la cave faite lors d’une dégustation entre JP Pellegrin, Jacques Tatasciore et un marchand de vin, Studer-vinotek à Lucerne … Genre « c’est trop bon, mettons-le-en-bouteille séparément ! » Ce vin ne serait disponible qu’en Suisse alémanique et pas pour la Suisse romande. Bon, on s’est débrouillé 🙂 Très bien cette cuvée T, homogène, assez dense, un boisé plutôt bien intégré. Beau travail. Filet de boeuf/sauce échalotes/polenta

Troisième série à l’aveugle:
Raissennaz 2013 domaine Henri-Cruchon (Vaud). Un vin doté d’une belle attaque en bouche, concentrée, fruitée, épicée, expressive. Ne manque pas de volume en milieu de bouche mais se durcit et s’amaigrit un poil en fin de bouche pour le moment. Ca lui donne une touche rustique qui n’est pas désagréable du tout et on pense déjà au plaisir de le boire à table avec quelques médaillons de chevreuil et un petit jus réduit, concentré et quelques gouttes d’un très bon balsamique.
Gantenbein 2005 (Grisons). La Rolls Royce des Grisons, même si la concurrence commence à être rude au sein de ce petit vignoble de 400 ha. Le vin le plus âgé de la dégustation. Il est à point d’ailleurs, tout en délicatesse et caresse. La matière est bien présente mais ne gonfle pas ses muscles et laisse plutôt parler la maturité. Tanins assez soyeux. Un bel équilibre, vraiment. Un vin qu’on ne peut pas ne pas aimer. Il y a toutefois comme une fragilité, très sexy pour le moment, qui fait se demander si ce vin a encore un potentiel d’évolution. C’est à dire qu’on pourrait attendre d’un vin autour des 150.00 sur le marché , qu’il se bonifie au moins sur une vingtaine d’année. Mais bon, on est pas à ABE :-). Saint-Valentin/risotto/safran
– Cuvée N°3 2012 Schlossgut Bachtobel (Thurgovie). Evidemment, après le coté Marilyn Monroe du Gantenbein, ce vaillant Pinot Noir de Thurgovie fait ressortir son coté beauté soviétique. Plus vif et austère donc mais un beau fruit et des tanins plutôt élégants. A noter un millésime 2012 pas des plus faciles. Brochet/vin rouge

Quatrième série à l’aveugle :
Pilgrim 2015 Möhr-Niggli (Grisons). 93/100 Guide Parker (millésime 2014). Encore sur la retenue aromatiquement, un belle concentration, de la profondeur. A vin dont on devine le potentiel après quelques années, lorsque les arômes vont se libérer et animer cette belle matière. Tagliatelles fraiches/sauce tomate maison/herbes
Les Calames 2015 domaine Porret (Cortaillod). Un outsider … Cuvée parcellaire élevée en barriques (ce que ne fait à priori pas le domaine avec ses autres vins). Un vin qui se donne déjà un peu, dense, assez moelleux, voire suave en milieu de bouche, des tanins qui prennent le relais. Du relief. Peut être un rien un peu trop de bois mais quelques années devraient l’estomper au profit d’arômes plus fins. Bean vin. Chasse à Plumes
Cuvée N°1 2015 domaine du Signolet (La Neuveville). Autre outsider … homogène, rond, densité moyenne, très agréable dans l’ensemble. Devrait gagner en complexité ces prochaines années. Côte de veau rosée/purée

Cinquième série à l’aveugle :
– Corbassières Coeur de Clos 2015 domaine Cornulus (Valais). Il a tout d’un grand. Eclat, profondeur, densité, longueur, puissance mais aussi finesse. Même si bien entendu encore en phase de jeunesse et donc encore sur la retenue. N.B. Le millésime 2006, dégusté il y a quelques mois, était superbe. Souris d’agneau confite et/ou légumes confits (aubergine, poivron, …).
Unique 2005 Donatsch (Grisons). L’élevage en barrique est un poil plus perceptible dans ce vin doté d’un matière concentrée et assez élancée aussi. Le plus fermé des 2015. Médaillons de marcassin.

Sixième série à l’aveugle :
– Monolith 2014 Obrecht (Grisons). Voilà un vin qui a clairement souffert de passer juste après la série de 2015. 2014 étant globalement un millésime moins en puissance et concentration. Il y a de la finesse, de la présence, de la cohérence, mais un commentaire plus concis attendra la prochaine dégustation de ce vin.
Les Margiles 2014 Tatasciore (Neuchâtel). Monolith ayant fait le travail de transition entre un millésime plutôt dans la puissance et un millésime plus léger mais potentiellement en finesse, cette cuvée Les Margiles peut s’exprimer et elle le fait avec panache … Peut-être le milieu de bouche le plus intense de la soirée, avec un fruit rouge qui claironne gaiement, des tanins soyeux et une belle allonge. On note aussi un peu de CO2, qui, pour ma part, apporte un belle vigueur. Pâtes/langoustines/tomates/persil
Studach 2014 (Grisons). Toujours très bon, complexe, du jus, en demi-puissance, assez fin. Juste un peu moins de volume que le précédent. Mignon de veau/chanterelles

Classement de la soirée, prenant en compte les trois vins préférés de chaque participant (12 en tout) :
1 Ex-aequo : Coeur de Clos Cornulus 2015 et Les Margiles 2004 Tatasciore
2 Gantenbein 2005
3 Eichholz 2016 Irène Grunenfelder

Et juste après, à égalité :
Calames 2015 Porret – Christof Ruof 2016 – Pilgrim 2015 – Studach 2014

Il ressort de cette dégustation que 1) les deux premiers vins ne sont pas des Grisons mais du Valais et de Neuchâtel et que 2) dans les 6 vins qui suivent il y a 5 grisons ! Et concrètement sur ces 8 vins les plus cités dans les préférences des participants, sur les 15 dégustés, il y a donc 5 grisons.

Les Grisons dominent donc mais ne remportent pas la première place.

Quelques remarques : si on retire le Gantenbein 2005, qui bénéficie de plus d’années de maturité, la cuvée Eichholz d’Irène Grunenfelder remporte la première place dans les vins des Grisons. Aussi, Christof Ruof 2016 est certainement Le meilleur rapport qualité/prix avec ses 32.00… Toutes les autres cuvées naviguent plutôt autour des 50.00.
Calames 2016 de Porret, inconnu des classements Parker, Gault et Millau et Weinzeitung, se place très bien.

BC

Orange is the old white

Publié: mai 10, 2018 dans Dégustation
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Voilà le thème d’un prochain atelier de dégustation dans le cadre des cours de Terre Œnophile !

Le vin orange fait, depuis peu, son grand come back sur la scène gastronomique mondiale. En substance il s’agit de raisins blancs vinifiés comme du vin rouge : avec macération des parties solides, peau, pépins, voire rafle. Et ça se faisait déjà ainsi il y a 5000 parait-il, du coté de la Georgie, Slovénie, nord de l’Italie. Il est aussi  fort probable que cela se faisait naturellement ainsi dans beaucoup de régions viticoles (Suisse, France, Espagne ..).

Cette macération donne une couleur plus soutenue que dans la vinification classique des raisins blancs (sans ou peu de macération) et une couleur plus ou moins orangée, ambrée, selon le temps de macération. Les vins sont également plus tanniques et plus consistants. Quelque part à mi chemin entre la fraicheur du blanc et la structure du rouge. Voilà qui offre donc de nouvelles possibilités à table : risotto divers, volailles à la crème, viandes blanches idem, poissons en sauce ou grillés, cuisine asiatique et même orientale, épicée donc. Même du coté des haricots blanc genre tarbais, traités à la sudiste (ail, tomate, huile d’olives, herbes de Provence ..) avec un joli filet de poisson ou un mignon de porc, … Impérial aussi avec beaucoup de fromages ! A essayer avec une vielle mimolette et un peu de gingembre confit ..

Un avantage aussi pour les amateurs de vin sans trop de sulfites : le vin orange contient plus d’antioxydants que le vin blanc et nécessite donc moins de sulfites (antioxydant).

En goûter un ? Gabrio Bini, en Sicile, propose un excellent Zibibbo, Serragghia, IGP Terre Siciliane, Pantelleria. On le trouve chez More Than Wine en Suisse.

BC

Il était tentant de développer ce qu’est un grand vin, mais c’eût-été long, multi paragraphes et anachronique. Voici donc ce que n’est pas un grand vin, en phrases courtes 😉

Ce n’est pas un vin plat, auquel cas l’eau serait une bonne option.
Ce n’est pas un vin court en bouche, jamais.
Ce n’est pas un bon vin, c’est bien plus que ça.
Ce n’est pas une simple question de goût. Non. C’est comme la Twingo, c’est une bonne voiture mais, qu’on le veuille on non, ce n’est pas une Bentley.

Ce n’est pas un vin simple. Un vin simple peut être très bon et même parfois le meilleur vin de notre vie, dans certaines circonstances, mais pour autant ce ne sera jamais grand.

BD Michel Tolmer « Mimi, Fifi et Glouglou »,

Ce n’est pas forcément un Bordeaux ou un Bourgogne, ça peut-être un vin de Provence ou des Grisons, par ex.
Ce n’est pas un vin à 5 euros, ni forcément un vin à plus de 100 euros.
Ce n’est pas un vin cultivé très chimiquement car rien de très bon ne pousse sur un sol mort.
Ce n’est pas un vin qui laisse de marbre.
Ce n’est pas un vin qui se recrache facilement.
Ce n’est pas un vin qui s’essouffle au bout de 10 ans.
Ce n’est pas ce qu’on boit si souvent.
Ce n’est pas un vin sans énergie, mais tout le contraire.
Ce n’est pas un vin qui procure zéro émotion.
Ce n’est pas un vin « fruité », bien que tous les vins le soient.
Ce n’est pas que la somme des arômes et des saveurs.
Ce n’est pas toujours dicible.
Ce n’est pas ce qu’on préfère boire seul(e).
Ce n’est pas sans vibration.
Ce n’est pas, ça n’existe pas, sans quelqu’un capable de l’apprécier.

Et pour finir, quelqu’un a dit « il n’y a pas de grands vins, seulement des grandes bouteilles ».

BC

La Syrah (certains disent « le » mais je trouve vilain) est un cépage de 2ème époque, voire troisième époque, c’est à dire qu’il mûrit grosso modo une grosse quinzaine de jours après le Chasselas,  plutôt en octobre sous nos latitudes. Un cépage tardif donc. Genève n’étant pas réputée pour ses palmiers, on trouvait peu de ce cépage 20 ans en arrière. Un peu plus aujourd’hui, mais pas de quoi faire trembler les valaisans. Gamay et Pinot Noir sont à la base bien plus adaptés au climat assez frais et un poil humide de Genève.

Dans ce contexte, belle surprise que cette Syrah 2015 d’Eva et Sébastien Dupraz (Soral) ! Outre la couleur sombre habituelle du cépage, on retrouve la profondeur épicée et un charnu qui nous envoient direct dans la vallée du Rhône, du coté d’un Crozes-Hermitage bien né ou d’un saint-Joseph avenant.

C’est encore jeune et idéalement on l’attendrait 2 ou 3 ans, mais une petite heure de carafe et le carré d’agneau rôti et ses petites pommes de terre croustillantes au romarin ne devraient pas se plaindre.

BC

Ecole du vin à Genève et Lausanne

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Quelques jolies  photos prises par une de nos participantes (merci Vivi !)

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Dégustation de vins du Piémont et de Toscane dans le cadre du module 8 d’initiation à la dégustation de Terre Oenophile.

Pas vraiment pris de notes sur le moment (plus occupé à échanger sur les vins avec les participants) mais voici tout de même un petit résumé, avec quelques vins qui valent vraiment le coup !

– Chianti Classico 2013 Rocca di Montegrossi, simple, assez léger, acidulé. A envisager servi un peu frais avec antipasti.
– Bramattera 2012 domaine Noah, domaine prometteur, un peu fermé ce jour là mais le fond est là, un vin qui monte un peu en puissance et finale, droit, entier, demi-puissance.
IGT Toscana « Pian del Ciampolo » Montevertine 2014, fin, élégant, demi-puissance, de la race et de l’élan. Très bien.
Barbera d’Alba 2015 Giuseppe Rinaldi, un pétard ! diraient certains 🙂 Superbe Barbera à la fois gourmande et racée, un beau jus. Top. Une rareté aussi …
Chianti Reserva 2011 Casina di Cornia, le Sangiovese dans toute sa beauté fière et sensuelle, un vin qui exprime un beau terroir.
– Vino Nobile di Montepulciano «Vigna d’Alfiero» 2008 Tenuta Valdipiatta, peut être le moins percutant de la dégustation, rien de mauvais mais manque l’étincelle. Puissant. Plus un vin de matière que d’esprit. Levures sélectionnées en cause ?

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– Barbaresco «Montestefano» 2008 Rivella Serafino, un Barbaresco en demi puissance, frais, accessible, un petit manque de longueur peut-être. Bien dans l’ensemble.
Brunello di Montalcino 2009 Sante Maria, voilà un digne représentant de l’appellation et une belle version du Sangiovese, ample, dense, long, racé. Top
– Barolo «Brunate» 2008 Mario Marengo, une belle densité et de la carrure, typique du Cru Brunate, un vin complet mais encore un peu mutique. Attendre. Bien
Gattinara « Osso San Grato » 2007 Antoniolo, un des vins préférés de la soirée, ouvert, plus en finesse qu’en puissance, un Nebbiolo qui pinote presque ! Début de maturité. Top
– Tignanello 2006 Antinori, un peu comme le Vino Nobile 2008, rien à dire sur l’ensemble mais l’ennui guette..
Cepparello 1998 Isole et Olena, voilà un très beau vin de Toscane à maturité, supplément de chair et de longueur ainsi que des arômes plus subtils que le précédent. Top

BC

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Tout petit feed back de l’atelier « Very best of Switzerland » de jeudi passé, soit la dégustation d’une partie de la crème de la crème des vins suisses. Forcément subjectif, forcément incomplet, mais quand même des vins parmi les plus réputés.

So, who was the best ? Sans conteste (pour ma part) l’Ambre 2007 de Christophe Abbet (Valais), un grand liquoreux à tendance un peu oxydative. Quelle finesse, harmonie, énergie et complexité ! Ca c’est du haut niveau ! On trouve ce nectar chez 20g à Carouge et chez Cave SA à Gland.

La Petite Arvine La louye 2014 de Marie Thérèse Chappaz (Valais) est superbe, sèche, concentrée, gourmande, saline et pamplemousse en finale. A attendre un peu mais un beau vin blanc avec du fond.

L’Epesses Braise d’Enfer 2005 des Frères Dubois (Lavaux) est l’archétype d’un beau Chasselas, tout en finesse, discret à l’ouverture, pas un vin d’attaque ou de milieu de bouche mais un vin de fin de bouche avec son tracé délicat et minéral. Un vin qui prend cependant du volume et du peps à l’oxygénation. A boire déjà mais beaucoup d’années encore devant lui !

Le Pinot Noir 2006 de Martha et Daniel Gantenbein (Grisons) est en pleine forme, dans un style assez concentré pour un Pinot Noir mais sans toutefois manquer trop de finesse. Petite sucrosité perceptible à l’attaque, comme si une partie des raisins étaient flétris. Du volume et de la longueur, le genre de vin qu’on sert quand on ne veut pas se tromper .. Il faudra quand même débourser autour des 150.00 ..


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Le Cornalin 2006 de Denis Mercier, en demi puissance, fruit noir, tanins polis, est en pleine forme, tout comme sa Syrah 2006, plus épicée et charnue. Deux jolis vins qui donneront du plaisir avec une belle chasse ou un belle pasta & bolets.

Coté Tessin, la cuvée Orizzonte 2009 de Christian Zundel est un vin sérieux, un peu carré, encore en devenir il semble. Une côte de boeuf saignante devrait l’attendrir.

Le rare Gamaret barrique de Nicolas Bonnet à Satigny, millésime 2009, est agréable, ouvert, en demi puissance, épicé, tanins légèrement âpres – la rusticité du Gamaret – et devrait procurer un joli moment avec une longeole…

Le Pinot Noir n°3 du Schlossgut Bachtobel (Thurgovie) en 2014 est plus « vif » que dans d’autres millésimes mais plutôt fin et d’une belle pureté. A attendre.

Le Completer « Selvenen » 2006 Donatsch (Grisons) n’est pas dans un bon jour, réduit, limite mercaptan. Ca ne manque pas de caractère ni de volume mais ce n’est pas bien net. A re gouter.

On aurait aussi pu inclure dans cette dégustation un Pinot Noir de Tatasciore (Neuchâtel), ou le Pinot Noir Lago 2007 du domaine du Signolet (meilleur Pinot Noir de Suisse dégusté à ce jour avec la cuvée Le Clos de Marc Balzan à Ayent). Le Completer du domaine Adolf Boner fera surement partie de la prochaine édition, tout comme le Heida du domaine Chanton à Visp. Il faudra aussi trouver des vins de Chez Klausener (Tessin) et trouver une bouteille de Tranquille de Paul-Henri Soler à Genève. Tiens, le Pinot Noir de Thomas Studach (Grisons) pourrait aussi être de la partie ..

Prochaine dégustation sur ce thème en avril 2016.

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BC

5 mn à disposition pour un petit feed back .. c’est mieux que rien, allons-y donc !

Dégustation lundi passé sur le thème « Vignoble du Rhône (FR), un tempérament bisolaire« . Tout est dans le titre et l’idée est donc de comparer vins de la partie sud et vins de la partie nord afin de mieux comprendre les différences, caractéristiques et finalement les préférences individuelles.

On débute par la Syrah 2015 d’Hervé Souhaut en Ardèche, un vin nature plutôt en fraicheur et délicatesse, bien typé Syrah de par son coté épicé et une attaque assez veloutée. Une belle expression variétale du cépage avec tendance fruité frais. Bien.

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A coté, la cuvée St. Martin 2011 AOC Beaumes-de-Venise de la Ferme Saint-Martin. Plus chaleureux et plus muet, en phase un peu ingrate, un rien réduit, un vin sérieux, bien construit, qui devrait être plus causant en situation de repas plutôt qu’un dégustation. Fermé

On attaque les choses sérieuses avec un Cornas 2011 « Chaillot » de Guillaume Gilles. Il se présente bien, ouvert et assez délicat, élancé, gourmand et racé. Un joli vin qu’on peut déjà apprécier et qui devrait avoir encore un peu de temps devant lui. Très très bien.

A Coté, un Vacqueyras Vieilles Vignes 2010 du domaine de la Monardière qui s’affiche droit dans ses bottes, consistant et homogène. Chaleureux mais sans manquer de fraicheur. Bien+ A boire et certainement va tenir encore quelques petites années.

Peut-être le plus grand de la soirée, l’Hermitage « Bessard-Méal » 2011 de Bernard Faurie est certes encore bien jeune mais déjà impérial. Supplément de trame et de longueur ainsi que des tanins plus nobles. Pas d’effets de manche non plus, juste un grand terroir qui s’exprime à travers le travail inspiré d’un grand vigneron. Top !

A coté, le Châteauneuf-du-Pape « Quartz »  2011 du Clos du Caillou, joli vin, en rondeur et modérément charpenté, assez expressif déjà, plaisant, plus en gourmandisequ’en finesse. Bien

Le même vin en 2006 est honorable, sympathique mais peut-être un peu fatigué déjà ..

La Côte Rôtie « Sereine » 2000 d’Yves et Martine Gangloff se présente plutôt bien, élégante, ample, bien « tissée ». Un beau vin ouvert qui donnera du plaisir à table.
Très bien

Le Châteauneuf-du-Pape Beaucastel 1996 est aussi une joli bête, encore en bonne forme. Un vin abouti, patiné, pas forcément très persistant mais avec un bel équilibre chaleur/fraicheur/relief. Très bien

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Goutés à l’aveugle :

Châteauneuf-du-Pape 1998 Pierre André, un joli vin à maturité avec une belle tenue en bouche, cohérent et très charmant avec ses arômes à la fois de fruits mûrs, d’épices et de sous-bois. Très bien.

Hermitage Monier de la Sizeranne 1996 Chapoutier, un vin toujours debout, de puissance moyenne, assez homogène, un peu faiblard en finale mais devrait être une jolie bouteille avec quelques cèpes sautées et de belle pommes de terre rôties à l’ail et au romarin …

Au final, une belle série, rien de vraiment bancal, un tout petit aperçu de la diversité de ce formidable vignoble !

BC