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Carpe diem. Il faut cueillir l’instant. Et il faut absolument aller chez David Tracol au restaurant la Fontaine à Pregny (GE) ! David est en grande forme et sa cuisine bluffante de maitrise, de précision, de justesse, avec ce qu’il faut d’inventivité et de culture du produit.

Dire qu’on pouvait lire récemment dans le blog d’une foodista hexagonale que la gastronomie genevoise est « ancienne » et « has been » … Genre c’est pot-au-feu à tous les coins de rue… Bon, il est vrai qu’on aimerait bien un peu plus d’endroits comme la Fontaine, où trouver de beaux produits travaillés avec talent, soulignés par une jolie carte des vins, un cadre sympa et des collaborateurs avenants et professionnels. M’enfin, entre le Café de la Paix, Shibata, l’Epicentre, l’Artichaut, le Dix Vins, Chez Jeab, Serge Labrosse (bientôt dans ses nouveaux locaux !), le Neptune de Nicolas Darnauguilhem (pas encore allé), plus tous ceux qu’on ne connait pas encore au sein des plus de 2000 restaurants du Canton de  Genève, on devrait s’en sortir …. 🙂

Mais revenons à la Fontaine et à son menu de Pâques dégusté samedi dernier :

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Assez rare dans un menu à plusieurs plats pour être souligné : tout est top.

Tartare de chicorée witloof au sésame et féra fumée qui marie avec bonheur et simplicité, fraicheur, amertume et fumé, textures fermes et moelleuses. Avec la minéralité acidulée d’un Aligoté 2012 de Moor, on est bien.

Superbe assiette que ce « Jardin de petits pois frais au lait de cosses parfumé, copeaux de fêta de brebis bio de Fribourg et boutargue séchée« . Encore un joli jeu de textures, des parfums printaniers, des saveurs pures. Mariage réussi avec un Cabernet Franc Saumur Champigny 2012 de Sébastient Bobinet. Animal à l’ouverture, il présentait pourtant une structure déliée, épurée et non envahissante et sa relative « végétalité » a vite fait copain avec la note mentholée du plat et les saveurs de chacun persistaient à égale intensité dans un palais ravi.

restaurant la fontaine pregny

Le même vin a démontré ses capacités d’adaptation avec la « dorade en Céviché au lard de Colonnata, pointes asperges sauvages« .
A nouveau des contrastes de textures bien vus et un jeu entre le feu des épices et la douceur du lait de coco. Tonique et savoureux.

restaurant la fontaine pregny

Souvent au restaurant le plat principal – la viande – présente moins d’intérêt, moins de finesse et d’éclat que les entrées à base de légumes, crustacés et poissons, plus sapides et digestes. L’agneau de David Tracol, décliné en plusieurs préparations et accompagné de légumes croquants, réussi à rester au même niveau de fraicheur et de sapidité que les plats précédents.

Un Priorat 2011 « Terram » de Fredi Torres se montre un peu juvénile, dans sa période « mes 15° in your face ». On s’en doutait mais on avait envie de gouter… La matière est belle, charnue, le boisé noble, les tanins aussi. A revoir dans 3 ou 4 ans, le 2009 dégusté récemment commence à peine à s’ouvrir.

Le Pinot Noir Jullien en Billat 2012 de Ganevat nous ramène en territoire plus familier et dans un registre plus printanier et déluré avec ses 11° (!). A carafer cependant.

Et pour finir un dessert rafraichissant, digeste et addictif : rhubarbe du jardin au curcuma et cardamone, sorbet d’orange sanguine.

Pour un peu on y serait retourné le lendemain ! 🙂

BC

Site du restaurant ICI

www.terre-oenophile.ch

Il y a environ 100’000 producteurs de vin en France (Source OIV). Etant donné que L’Italie, l’Espagne et la France représente environ 45% de la production mondiale, avec des structures agricoles assez proches, on peut extrapoler 300’000 producteurs entre ces trois pays et environ 200’000 supplémentaires pour les 55% restants (plus d’hectares par producteurs dans l’hémisphère sud, exploitations plus importantes).

500’000 producteurs dans le monde.

Avec une moyenne, disons de 4 étiquettes (par ex. un vin blanc, un vin rosé et deux vins rouges différents) par producteur (et c’est certainement bien plus) cela nous donne donc un minimum de 500’000 producteurs de vins dans le monde x 4 étiquettes = 2 millions

La question étant : comment faire pour choisir une bouteille de vin au restaurant ou dans un linéaire avec une telle offre ?

Oui, parce qu’il faut quand même apporter une précision de taille : environ 80% (certains disent 90%) de la production ne présente aucun autre (éventuel) intérêt qu’un apport d’alcool et ses effets secondaires … Des vins industriels, ternes, sans énergie, sans âme. Rien.

Les 20 % restants sont ce qu’on appelle des vins de terroirs, avec une noble origine et un cahier des charges de production assez strict. Gevrey-Chambertin par exemple. Mais là encore tous ne sont pas de qualité égale, selon le travail du vigneron, sa passion, son talent, son inspiration, sa philosophie. Environ seulement 10% de ces vins valent le détour. C’est à dire qu’ils procurent de l’émotion, réchauffent autant le coeur que le corps, vivifient même !

Pour corser encore un peu plus l’affaire, il existe aussi des vins magnifiques issus d’appellations peu réputées. Par exemple le Domaine de Trevallon en vin de pays des Bouches du Rhône … Ainsi que des vins de table qui surclassent bien des AOC. 

C’est d’ailleurs ce qui justifie en grande partie l’existence des guides et magazines spécialisés sur le vin, ainsi que la raison d’être des marchands de vin. Ils vont sur le terrain, ils dégustent, ils sélectionnent et ils vous conseillent ensuite ce qu’ils pensent être le meilleur de chaque vignoble. Noble travail s’il en est !

94180-ok_2Lorsque vous ouvrez une carte de vins dans un restaurant, combien avez-vous de chance de choisir un vin ennuyeux ? Simple question de mathématique …

Et franchement, quel intérêt d’avoir compris qu’il était judicieux de choisir un vin rouge un peu charpenté, type Médoc, sur un pièce de boeuf si le vin en question n’a aucune vertu ?

D’ailleurs, l’importance de l’harmonie entre les vins et les mets est nettement surévaluée.
L’important est de boire un vin qui fera plaisir, selon nos préférences (plus ou moins tannique, etc.), servi dans les bonne conditions, avec les bonne personnes et qui raconte quelque chose d’intéressant dans le verre. Personne n’est jamais tombé raide mort de sa chaise parce qu’il buvait un Pinot Noir avec son steack … 

La solution ? Et bien, la nature étant, finalement, assez bien faite, le petit pourcentage d’excellents vins correspond à peu près au petit pourcentage de consommateurs exigeants et sensibles à la qualité des produits.

Leur secret pour éviter l’ennui gustatif ?
C’est très simple, ils sélectionnent en amont.

C’est à dire qu’au lieu de se fatiguer (inutilement) à essayer de comprendre des schémas et autres jolis graphiques censés vous faire comprendre en un rien de temps (et quasi miraculeusement) comment choisir un vin au restaurant ou dans un magasin  – un peu comme si on pouvait apprendre à tirer les bons numéros au loto – et bien ils se renseignent d’abord sur les bons endroits, les bons restaurants, les bons cavistes. Ils cherchent à savoir lesquels sont réputés pour leur carte des vins. L’idée est que lorsque qu’un restaurateur est passionné par le vin il fera probablement une meilleure sélection et aura du plaisir à proposer des vins qui sortent des sentiers battus. Un restaurateur qui a le respect du produit dans sa cuisine l’aura aussi dans sa cave. CQFD.

Donc, en résumé, commencez par vous renseigner sur les endroits qui privilégient le produit et sa mise en valeur. Vous trouverez facilement ce genre d’informations dans des guides de restaurants et sur Internet. Certes, il faut chercher, y passez un peu de temps mais une fois chez le restaurateur que vous aurez dégoté vous pourrez demander conseil en toute confiance et même certainement vous laissez surprendre par ses suggestions. D’ailleurs, c’est peut-être aussi un peu pour cela que l’on va au restaurant ou chez un caviste, pour avoir un échange, se laisser guider et surprendre …

Par exemple à Genève on pourra aller en toute confiance à l’Artichaut, restaurant tenu par un sommelier pointu et passionné. Par exemple.

BC

www.terre-oenophile.ch

Genève. Au commencement étaient la fondue, la soupe, la saucisse au chou, le relais de l’entrecôte, les restaurants chinois, les hôtels de luxe, le Chasselas, le Gamay, la Coop et la Migros.
Et puis le deuxième jour on planta du Sauvignon, du Merlot, du Gamaret, …
Le troisième jour on ouvrit de vrais bars à vin indépendants (ça existait déjà dans certains hôtels).
Le quatrième jour, en plus des légumes omniprésents, on mit un fromager sur le marché, ainsi qu’un boucher, puis de l’huile d’olives, des pâtes, du pain et même des « food trucks » …
Le cinquième jour on ouvrit des restaurants novateurs.
Le sixième jour on se prit de passion pour la transmission du savoir gastronomique avec la création d’écoles du vin et de cuisine et d’émissions culinaires TV et radio.
Le septième jour, bien sur, on festoya !
Quant au 8ème jour, prophétisons que nous innoverons véritablement, avec par exemple, des fast food qui ne seraient pas des hamburgers, de la pizza, kebab ou de la cuisine asiatique ou libanaise. (et on a des idées 🙂

En attendant, réjouissons-nous d’une telle diversité dans une région pas si grande que ça. Quelques adresses au top (liste anarchique et tout à fait incomplète) : 

Pain : Léonhard Bretzel sur les marchés de Plainpalais et Rive. Choix et qualité, des pains avec de la tenue qui se conservent aussi très bien. Pains Tournerêve aussi !
Fromage : l’embarras du choix … Bruand aux halles de Rive, Gaétan sur le marché de Plainpalais et de Rive. Bémol, aucun fromager affineur.
Huile d’olives : une huile grecque d’un très bon rapport qualité prix sur le marché de Plainpalais et à Rive le samedi (petit stand avec des supers amandes et de la tapenade). Olives et Co en vieille ville, pour la diversité et le conseil, Koronekes, une autre huile Grecque topissime !
Viande séchée, pâté en croûte et viandes en général : boucherie  charcuterie G. Debarre et D. Decré aux halles de Rive.
Terrine de campagne, steack haché first class (!) et viandes en général : Jacky Bula aux halles de Rive.
Saucisson de Fribourg fumé à la borne et charcuterie en général : Bulliard aux halles de Rive.
Viande de boeuf rassie, gibier : Coin de campagne aux Acacias, aussi de belles charcuteries bien goûtues ! La rillette de cabri est une tuerie !
Salami, Parmigiana, Taleggio et produits italiens en général : Lorenzo sur les marchés de Plainpalais et Carouge. La meilleure parmigiana !
Mozzarella : avec le lait local à Casa della Mozzarella à Plainpalais. La mozzarella est faite tous les jours sur place !
Légumes (bio bien entendu…) : Jardin de Cocagne sur les marchés de Plainpalais et de Rive. La famille Paris sur le marché de Plainpalais. Les salades et herbes de Paris sont top et les prix très abordables.
Produits bio : la boutique Le Marché de Vie aux Eaux-Vives. Choix, régularité.
Lasagnes aux légumes et produits italiens en général : le Petit Comestible dans les rues basses.
Un super Pesto, d’excellentes pâtes, des plats à emporter et tous les autres produits au top : Maison Amicucci – Diep Hò sur le marché de Plainpalais et de Carouge. Les meilleurs rouleaux d’été et Panna cotta mais aussi excellent traiteur.
Fleur de sel, fruits séchés, olives, et tous les autres produits : pas le nom en tête mais c’est sur le marché de Rive juste devant le Soleil Rouge. Fruits secs bio excellents.
Jambon cru, lomo : El Rey del Jamon sur le marché de Rive.
Gelato : Manu Gelato et Gelatomania
Pâtisseries : Frédéric Ducret et Christophe Berger.
Chocolats : franchement, l’embarras du choix ! La Bonbonnière ou Pascoët par ex …
Beurre au lait cru : la baratte du fermier chez Globus.
Confitures : chez le marchand de champignons sur le marché de Plainpalais et Rive (petit stand). Les meilleures confitures de Genève ?
Cavistes vins naturels : 20g à Carouge (aussi des grands vins classiques), Mi-food mi raisin aux Eaux-Vives, le Passeur de vin aux Acacias et aux Paquis.
Cavistes traditionnels pointus : Lavinia à la rue Coutance, Caveau de Bacchus au rond point de Rive, Globus au centre ville, Cave SA (le mercredi soir aux Bastions).
Spécialiste vins genevois (Mandement) : Chez Béco à Satigny
Bars à vin : Au coin du bar au centre ville, Marius café place des Augustins, Vert bouteille à Carouge, Mi-food Mi-raisin aux Eaux-Vives.

Restaurant l'Artichaut

Restaurant l’Artichaut

Restaurants Top miam + Top glou : L’Artichaut quai du Cheval Blanc, le Café de la Paix au bd Carl-Vogt, chez Jeab (Thaï) au bd St. Georges, Shibata au Petit Saconnex (déco un peu austère mais super table japonaise).
Restaurant Top miam et bon glou : L’épicentre à la rue Prévost-Martin, le Flacon à Carouge, Le Dix Vins à Carouge.
Restaurants bon miam, bon glou : le Café du Marché à Plainpalais, A Tosca do Primo (cuisine portugaise) aux Eaux-Vives.
Cours de cuisine : Jérôme Hernot à Versoix, ateliers grain de sel à Genève, Ma Colombière à Lully.
Cours oenologie :  🙂
Emission culinaire : Pique-Assiette 

Liste à compléter !

BC

www.terre-oenophile.ch

Il y a bulle et bulle et Genève l’aime fine et aristocratique, c’est à dire champenoise. Ce mois de novembre 2014 est donc placé tout à fait officieusement sous le signe de la découverte de nombreux vignerons et de leurs cuvées aux appellations et dénominations souvent un peu mystérieuses : Brut sans année, Blanc de Blanc, Blanc de Noir, Extra-Brut, Brut Non Dosé, Cuvée Prestige, Millésimé, 1er Cru, Grand Cru, …

Champagne Terre Oenophile

Dans l’ordre de l’agenda, il y a d’abord le Salon des Vin de Champagne organisé par Wiine me à l’hôtel Métropole ce vendredi 21 soir (VIP) et samedi 22 novembre toute la journée pour le public. Une vingtaine de vignerons et maisons de Champagne seront présents. Un bonne occasion de déguster différents styles et différents approches du Champagne. Site du salon

A noter que je serai présent à ce salon pour présenter les Champagnes du domaine Henriet-Bazin

Mardi 25 novembre c’est Axel votre sommelier qui propose la découverte de vignerons artisans et de maisons pointues : Agrapart, Bollinger, Berèche, Jaquesson, Deutz, Benoit Lahaye, Fleury, Billecart-Salmon… Ca se passera chez Katrépices à Genève.

Jeudi 27 novembre un joli repas dégustation chez Lavinia Genève le vendredi 21 soir avec le Clos des Goisses en vedette !

Lundi 01 décembre c’est le festival de la bulle au Passeur de vin.
Coté sélection ça rigole pas, on va du grand au très grand :
Champagne Salon – Champagne Henriot – Champagne Dehours – Champagne Delamotte – Champagne Savart et Fils – Champagne Pierre Gerbais – Champagne Pascal Doquet  – Champagne Jérôme Prévost – Champagne Clément Perseval – Champagne Jacques Lassaigne

Ca ne se passe pas à Genève mais on irait bien quand même à cette Soirée Champagne & Gastronomie organisée le jeudi 04 décembre par la maison du Prussien à Neuchâtel et Tzvetan Mihaylov de vin import. Voyez un peu le programme ! :

Verre de bienvenue Champagne Geoffroy « Pureté » Brute Nature 1er Cru

Menu

Tartare de thon frais et tonnato, huile d’olive infusée à l’orange et sorbet à la tomate
Champagne Geoffroy « Rosé de Saignée » Brut 1er Cru

***

Gelée de pied de cochon, tartelette aux pommes et poitrine confite, mayonnaise à la livèche
Champagne Marie Courtin, Cuvée « Résonance» Extra Brut

***

Blanc de cabillaud Skrei rôti au beurre, compote de rave au sherry et poivre de Tasmanie
Champagne Agrapart & Fils, Cuvée « Minéral » 2006 Extra Brut Grand Cru

***

Filet de caille, foie gras poêlé et noix de St.-Jacques, blini de sarrasin et poire à bötzi pochée au café
Champagne Bérêche & Fils, Le Cran 2005, Ludes 1er cru

***

Duo de chèvre et brebis, pulpe de coing et confiture d’oignon aux airelles et thym
Champagne Fleury, Millésime 1995 Brut

***

Légèreté au yaourt et feuille de laurier, chocolat caramelito et sorbet au citron confit
Champagne Fleury, Millésime 1995 Doux

Bon, et Terre Oenophile alors ?? Et bien nous ce sera le 29 avril 2015 avec l’atelier de dégustation « Champagnes d’auteurs, des bulles et des pépites » avec d’excellents sushis en accompagnement de bien belles cuvées !

Santé !

BC

Un blog conseillé

Publié: mai 18, 2014 dans Adresses gourmandes

J’aime bien ce genre de blog, sans chichis, sans phrases pompeuses et « bien senties » … Un blog d’humeur (plutôt bonne) avec de bonnes adresses, des recettes et de la lecture. Un blog d’épicurien finalement.

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Le blog : ICI

 

BC

 

Ce n’est pas le tout de boire de bons vins, encore faut-il les accompagner avec de sympathiques gourmandises à la hauteur 🙂

Rien de compliqué, juste des préparations justes, parfois originales, parfois sexy, parfois carrément terriennes.

Voici , par exemple un livre de cuisine tout à fait indispensable : celui de Frédéric Ménager de la Ferme de la Ruchotte en Bourgogne.

Mettez un cuisinier poncé aux meilleures tables dans une ferme perdue, laissez-le remettre, avec sa compagne, la bâtisse d’aplomp, cultiver la terre, introduire des volailles et autres animaux de la ferme issus d’anciennes races et venez ensuite déguster le résultat sur place le WE :

Chemin vers la Ruchotte ...

Chemin vers la Ruchotte …

Comité d'accueil

Comité d’accueil

Poules vraiment en plein air ...

Poules vraiment en plein air …

Une grande table

Une grande table

Une belle volaille

Une belle volaille

Les fameuses crêpes parmentières ...

Les fameuses crêpes parmentières …

Miam

Miam

Et donc, le livre de cuisine de la Ruchotte :

Livre cuisine de la Ruchotte

La Ruchotte à Bligny sur Ouche

Des recettes vraiment testées par l’auteur, faciles à mettre en oeuvre et délicieuses !

Pour info, la ferme auberge a réduit son activité pour le moment car les patrons sont occupés actuellement avec un assez joli projet. Voir leur blog pour plus d’infos.

P.S. Vins naturels à la carte ! 🙂

Pour commander le livre, c’est ICI

BC

Et voilà une adresse sympathique à Carouge ! Le Chat Noir est déjà mythique comme lieu de concert et de fête, réputé aussi pour son nouveau bar à cocktails, voilà maintenant qu’on y mange très bien … Attention ! Il ne s’agit pas ici de plat « léchés » ou « gastro » mais de bouchées gourmandes variées à déguster avec un bon verre de vin italien originaire de la Ligure, en bio.

Le Tempura de crevettes et les pommes de terres au lard et fromage ...

Le Tempura de crevettes et les pommes de terres au lard et fromage …

Il faut le passer en carafe car il y a un peu de gaz carbonique à l’ouverture … Mais après c’est très bon et le prix de CHF 56.00 sur table est très correct.
Les produits ont du goût, la salade qui accompagne les différentes bouchées est fraiche et croquante ; le personnel est sympathique et compétent ; il y a de la bonne musique et de l’ambiance. Je ne vois pas trop quoi demander de plus ???

Idéal en fin de semaine, pour un repas après l’apéritif au bar à vin d’à coté (le Vert Bouteille) et avant de descendre écouter l’un des concerts du lieu.

BC

La France compte 27 restaurants 3 macarons au guide Michelin et le Flocon de Sel a été promu en 2012. La définition du guide concernant un trois macarons est la suivante : table remarquable, valant le voyage (alors qu’un 2 macarons est une table excellente méritant un détour et 1 macaron une très bonne table dans sa catégorie).

Bon, entre nous, la différence réelle entre un restaurant qui s’est vu attribué  2* ou 3*  est souvent moins dans l’assiette que dans le décorum et l’ambiance. La plus grande cuisine du monde servie dans une gargote n’a aucune chance d’obtenir la moindre étoile.

Ceci dit le Flocon de Sel vaut effectivement le voyage ! (depuis Genève en tout cas).

Flocon de Sel Megève

Pas tape à l’oeil avec son décor chalet flambant neuf, mais plutôt cosy chic. On s’y sent bien. De l’espace disponible dans un monde au coude à coude.  De la sobriété. On a envie d’y séjourner un mois ou deux 🙂 Des jolies chambres, un potager, plusieurs niveaux bien aménagés, spacieux, des portraits de chefs en sous-sol (Gagnaire, Pic, etc.), une vue en profondeur sur la cave depuis les toilettes pour hommes, une salle élégante, des grandes tables bien espacées, un personnel bien formé et sympathique. Et bien sûr, des très jolies choses dans l’assiette.

Flocon de Sel à Megève

Une mention spéciale pour les sommeliers d’une grande compétence. C’est rare, même à ce niveau. 8 vins (faut c’qui faut 🙂 choisis par eux et servis à l’aveugle. On s’est bien amusés ! C’est rare (surtout à ce niveau ! 😉 Tout bon dans le choix des vins. Un régal. Et puis une sympathique « randonnée » avec le menu éponyme composé d’une dizaine d’assiettes en portion dégustation.

Pour débuter, une « bulle » de chez Belluard, vigneron à Ayse en Savoie, la cuvée Mont-Blanc brut zéro issue du cépage Gringet. Surprenant de finesse, une belle entrée en matière ! Ensuite, toujours chez Belluard, un Gringet 2010 élevé en amphores. Ca met du temps à s’ouvrir mais on est séduit par le naturel et la personnalité marquée de ce vin. Après, on part direction le sud avec un Carignan Gris vieilles vignes 2008 Danjou-Banessy. Encore un vin étonnant, plus moderne que le précédent, avec un élevage en barriques qui nous promène du coté de la Bourgogne (on ne sait pas ce que c’est quand le sommelier nous sert le vin …), avec même une incursion dans le saumurois … Un boisé marqué donc, mais on sent la belle barrique, c’est séduisant sans être mièvre. Un beau blanc de gastronomie.

Flocon de Sel Megève

Ensuite, un OVNI oenologique, le Zibibbo Secco de Serragghia sur l’ìle de Pantelleria. Zibibbo c’est le cépage, fermenté en grappes entières dans des amphores enterrées. Un truc de fou (il me semble qu’après fermentation la rafle est ôtée mais pas les peaux du raisin jusqu’au printemps). Ca sent le fruit de la passion à plein nez, c’est trouble et orange … et c’est plutôt bon !

 Zibibbo Secco de Serragghia

Zibibbo Secco de Serragghia

En rouge on débute avec un Persan de d’Adrien Berlioz à Chignin, un vin coloré et gourmand qui rappelle la Mondeuse. Très bien. Dégusté à l’aveugle, le Morgon 2012 du domaine Marcel Lapierre prend des airs de Pinot Noir et on a du mal à le mettre dans le Beaujolais (comme toujours…). Très bon. Bluffant aussi la cuvée « Pialade » 2008 du Château Rayas, un Côtes du Rhône haute couture issu de la Grenache Noire. Très élégant et digeste, avec la touche chaleureuse du sud. Et on termine avec une petite douceur, la cuvée Ambre du domaine des Ardoisières, un liquoreux composé d’Altesse et de Pinot Gris. Bien.

Coté repas, une image vaut mille mots :

Les champignons de saison : Pieds et têtes sous 2 mm de polenta, poussières de truffe blanche

Œufs battus parfumés Amaretto et champignons sauvages

Œufs battus parfumés Amaretto et champignons sauvages

Les champignons de saison : Pieds et têtes sous 2 mm de polenta, poussières de truffe blanche

Les champignons de saison : Pieds et têtes sous 2 mm de polenta, poussières de truffe blanche

Moelleux de betterave, consommé de cole rave jardinier au raifort

Moelleux de betterave, consommé de cole rave jardinier au raifort

Langoustines sous une pellicule d’agrumes et gentiane pétillante

Langoustines sous une pellicule d’agrumes et gentiane pétillante

Poisson du lac Léman péché par « Eric jacquier »

Poisson du lac Léman péché par « Eric jacquier »

Lotte du lac et brochet en biscuit, jus d'oignons paille

Lotte du lac et brochet en biscuit, jus d’oignons paille

Chevreuil roti, reduction balsamique, tarte oignon  truffe, purée Cardinal, zeste d’orange

Chevreuil roti, reduction balsamique, tarte oignon
truffe, purée Cardinal, zeste d’orange

Soufflé chaud aux goûts de Montagne.

Soufflé chaud aux goûts de Montagne.

Et une petite Chartreuse verte pour finir :-))

Et une petite Chartreuse verte pour finir :-))

Il y avait aussi du fromage et un autre plat (pas pris en photo), « Salsifis en spaghetti, légèrement fumé, lard d’Arna et truffes blanches »

En résumé, plutôt un bon moment ! :-))

BC

Blogs qui parlent de vin

Publié: janvier 19, 2013 dans Adresses gourmandes
Tags:,

… Il y en a beaucoup! Si ce blog (oenophilegood) n’a d’autre vocation que d’informer de temps à autre sur le monde du vin, d’autres blogs offrent une vraie réflexion et partagent très régulièrement coups de coeur et coups de gueule. Les blogs que nous avons sélectionnés sont aussi plutôt versés dans l’humour…

jane-austen-ecrivain-litterature-feminine

http://lapinardotheque.wordpress.com/

http://bicephale-buveur.over-blog.com/

http://www.boiremanger.net/
(Cuisine, vins et photo)

http://www.closdesfees.com/blog-herve-bizeul/
(Vigneron, fine plume, fin bretteur au clavier…)

http://blogfranckpascal.over-blog.com/
(Même si le blog n’est plus trop actif depuis plusieurs mois cela vaut largement la peine de consulter les anciens billets de ce vigneron en Champagne)

http://augoutdumonde.blogspot.ch/
(Un peu plus « pro » et légèrement plus formel mais très intéressant)

http://www.leblogdolif.com/
(Un des blogs les plus suivis)

http://www.wineterroirs.com/
(In English, an ode to Natural wine)

http://www.alicefeiring.com/blog/
(Alice fait des merveilles!)

Il y en a d’autres mais, à moins d’envisager y passer 4h par jour, voilà déjà de quoi bien surfer !

BC

Voici une adresse web des plus utiles pour les épicuriens de passage en France :

Le fooding.com 

fooding

Les recommandations sont très avisées, peu de chances de se tromper en choisissant un des restaurants indiqués dans ce site.

BC