Archives de mai, 2018

On adore ou on déteste (on adore), comme un peu tout ce qui sort de l’ordinaire, du rassurant, du connu. Donc pour ceux qui aiment sortir des pavés battus, on court au restaurant « En mets fais ce qu’il te plait » au 43 rue Chevreul,dans le 7 ème.
Une belle table qui se mérite : ne pas faire trop attention au foutoir de la salle d’accueil (plus grande que la salle du restaurant d’ailleurs, avec ses 5-6 tables) qui sert de bureau, office, vestiaire, avec parfois un sac d’oignons qui traine. Ne pas être trop sensible au dressage des tables (verres et serviettes et c’est tout), être attentif au français approximatif de la patronne japonaise. Savoir apprécier la carte des vins écrite et raturée au style bille.

C’est bon jusque là ? Parce qu’alors, c’est un joli repas qui vous attend ensuite, préparé par Katsumi ISHIDA, cuisinier hors pairs. Talent, simplicité et beaux produits.

Menu unique le samedi soir

Vue de l’extérieur

Et le clafoutis aux cerises était une véritable tuerie …

Ce que le Gault et Millau en dit : »En Mets Fais Ce Qu’Il Te Plaît 14/20 Gastronomique Bistrot et brasserie
Il fait ce qui lui plaît et c’est ce qui nous plaît. Oui, c’est ouvert quand on croit que c’est fermé, le menu semble être décidé quand vous arrivez, le chef est détendu même quand la salle est pleine, jamais vraiment inquiet, et cette zen attitude est un bonheur qui permet de savourer chaque assiette, aussi spontanée, basée sur le marché du jour, tout simplement. Bien imaginée, bien travaillée, poisson ou viande avec la même dextérité, cuisson juste, assaisonnement et condiments bien trouvés. »

Ce que le guide Michelin en dit : « Plutôt bohème, ce restaurant ne se soucie guère des apparences : ses propriétaires japonais nous accueillent un peu comme à la maison… mais que l’on ne s’en formalise pas : dans l’assiette, on découvre de beaux produits, des sauces et cuissons millimétrées, des saveurs subtiles… D’une désarmante sincérité qui fait craquer ! »

Boire un verre juste avant d’aller y manger ?
Ca tombe bien, très sympathique et naturel bar à vin à 50 mètres : En attendant septembre … 

Ramener quelques belles bouteilles de Lyon ? Plein de cavistes à Lyon. Ne pas rater cependant la très centrée, très ancienne et surtout très bien fournie « Maison de Malleval« . On y trouve plein de belles références : Château des Tours, Grange des Pères, Jamet, …

Antic Wine, même si la sélection est moins large, reste aussi un incontournable.

Pour les adeptes du vin naturel, il y a aussi le choix mais on trouvera en tout cas son bonheur au Vercoquin ! Belle sélection et conseils avisés.

Et quelques autres adresses de restaurants qui paraissent top :

https://www.theguardian.com/travel/2017/feb/17/10-best-restaurants-lyon-chosen-by-chefs-experts

BC
terre-oenophile.ch 

 

Publicités

Rapide feed back de l’atelier de dégustation de jeudi passé. Quelques réflexions aussi.

Au top : Saint-Joseph 2015 rouge Gonon, un vin qui tient son rang et ses promesses. Certes, jeune encore mais le nez est splendide et la bouche racée. Lorsque ce vin a se déployer, dans quelques années, ça va vraiment être une jolie bouteille.

Un flop : Côte Rôtie Sereine Noire Gangloff 2004. Grosse fatigue dans cette bouteille. Peut-être justement une question de bouteille, de stockage ou de bouchon mal embouché … En tout cas on espère que le vin se goute mieux dans d’autres bouteilles, même si le millésime n’est pas énorme on attend tout de même mieux que ce coté vieille cave au nez dans une Côte Rôtie d’une centaine d’euros… La bouche offre cela dit une assez jolie richesse de texture.

Correct mais… Côte Rôtie Jamet 2004. Plus en forme que Gangloff mais dans une direction assez similaire. Peut-être une erreur d’acheter une cuvée « moyen de gamme » dans un petit millésime chez un vigneron ? On imagine les meilleurs raisins partis dans ses grandes cuvées pour le coup. Centaine d’euros aussi quand même le moyen de gamme ..

A top : Côte rôtie Les Grandes Places 1997 Gérin. Un vin qui valide la réputation du lieu-dit Les Grandes Places dans la Côte Brune. Ses 20 ans lui vont bien et on sent encore de la réserve. Puissance et délicatesse. Pas magique mais beau. Autour de 90 euros.

Sympa, typé, race : Saint-Joseph les terres blanches 2015 domaine Monnier. Jeune, à attendre, mais une belle densité à l’attaque, de l’allonge, de la complexité.

Sympa, simple, authentique : Saint-Joseph La Chave 2014 Martine Rouchier. Le coté gourmand du Saint-joseph, charnu, un peu rustique aussi, pas très long mais un bon copain.

Bien, classique : Côte Rôtie Ampodium 2015 Rostaing. Un vin bien calibré, assez élégant, plaisant, cohérent. Un petit manque d’énergie ?

Très bien : Saint-Joseph Le Berceau 2006 Bernard Gripa. Un vin ouvert, charnu, ne manque pas d’élégance ni d’allonge.

Un peu léger : Côte Rôtie Tupin’s 2015 Matthieu Barret. C’est sympa, il y a de l’ampleur à l’attaque, c’est frais, acidulé en finale, net. Un peu court, globalement un peu court pour une Côte Rôtie à 50 euros.

Du fond, quoique un peu léger : Côte Rôtie Coteaux de Bassenon 2014 Stéphan. Dans la même année, le Coteaux de Tupins du même vigneron est juste splendide ! Peut-être parce que 100% Serine Noire (l’ancêtre de la Syrah ou quelque chose comme ça) ? Le Coteaux de Bassenon 2014 n’a pas le même fond, plus léger, moins dense, moins long. Attention, c’est très agréable, mais revient à nouveau la question du rapport qualité prix… Environ 70 euros.

L’objectif de l’atelier de dégustation a globalement été atteint : comprendre les différences aromatiques et gustatives entre la Côte Rôtie et le Saint-Joseph, ces deux appellations réputées et proches. Le plus flagrant était probablement la différence d’ampleur et de finesse des tanins.

Même si on ne peut jamais émettre un avis définitif après une dégustation, je reste sur ma faim, surtout du coté des Côte Rôtie : fatigues prématurées dans les 2004, manque de fond dans certaines cuvées. Une appellation sur cotée ?

Dans sa « Topographie » de tous les vignobles connus »(ouvrage référence publié en 1896) A. Jullien Classe seulement, dans la région, les vins d’Hermitage, rouges et blancs, dans la catégorie des vins de première qualité et les vins de la Côte Rôtie dans la catégorie des vins de deuxième qualité. Voilà qui donne l’idée d’un futur atelier de dégustation : Côte Rôtie VS Hermitage … Histoire de vérifier tout ça !

Terre OEnophile, école du vin à Genève et Lausanne

Voici quelques ouvrages intéressants pour en apprendre plus sur le vin :

Tout d’abord une bd de Ca m’intéresse, très bien faite pour apprendre le b.a.-ba :

Envie de tout savoir sur les cépages du monde ?

Un atlas des vins du monde, du même auteur, une référence :

Un atlas des vins de France, LA référence pour tout ce qui touche aux différents terroirs et à la géologie :

Un guide sur les vins du monde, concis, efficace, une valeur sûre :

Un guide sur les vins de France, pas exhaustif du tout mais malgré tout une bonne sélection parmi les meilleurs domaines viticoles :

Un livre pour essentiel pour comprendre le vin nature mais pas que. Pédagogique, sensible, bien écrit, sans effet de manche, direct à l’essentiel. Très recommandable donc :

Une BD qui donne envie de boire du vin de Bourgogne :

Une BD qui donne envie de boire du vin de Bourgogne (bis:-) :

Une BD qui croque avec humour les amateurs de vin :

Une BD pour mieux comprendre viticulture et élaboration du vin. Un voyage initiatique :

Enfin, un petit livre sympa et instructif :

Bonne lecture !!

BC

Orange is the old white

Publié: mai 10, 2018 dans Dégustation
Tags:

Voilà le thème d’un prochain atelier de dégustation dans le cadre des cours de Terre Œnophile !

Le vin orange fait, depuis peu, son grand come back sur la scène gastronomique mondiale. En substance il s’agit de raisins blancs vinifiés comme du vin rouge : avec macération des parties solides, peau, pépins, voire rafle. Et ça se faisait déjà ainsi il y a 5000 parait-il, du coté de la Georgie, Slovénie, nord de l’Italie. Il est aussi  fort probable que cela se faisait naturellement ainsi dans beaucoup de régions viticoles (Suisse, France, Espagne ..).

Cette macération donne une couleur plus soutenue que dans la vinification classique des raisins blancs (sans ou peu de macération) et une couleur plus ou moins orangée, ambrée, selon le temps de macération. Les vins sont également plus tanniques et plus consistants. Quelque part à mi chemin entre la fraicheur du blanc et la structure du rouge. Voilà qui offre donc de nouvelles possibilités à table : risotto divers, volailles à la crème, viandes blanches idem, poissons en sauce ou grillés, cuisine asiatique et même orientale, épicée donc. Même du coté des haricots blanc genre tarbais, traités à la sudiste (ail, tomate, huile d’olives, herbes de Provence ..) avec un joli filet de poisson ou un mignon de porc, … Impérial aussi avec beaucoup de fromages ! A essayer avec une vielle mimolette et un peu de gingembre confit ..

Un avantage aussi pour les amateurs de vin sans trop de sulfites : le vin orange contient plus d’antioxydants que le vin blanc et nécessite donc moins de sulfites (antioxydant).

En goûter un ? Gabrio Bini, en Sicile, propose un excellent Zibibbo, Serragghia, IGP Terre Siciliane, Pantelleria. On le trouve chez More Than Wine en Suisse.

BC