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Le Verasoif n’a plus soif

Publié: janvier 31, 2018 dans Coups de coeur !
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… mais on peut tout de même encore s’en abreuver !

« Tombé » par hasard sur ce blog. A découvrir, même si l’auteur a préféré rendre sa plume.

On peut, entre autres, y apprendre ce qu’est un Cénosillicaphobe…

Leverasoif

BC

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Petite dégustation informelle de quelques vins issus du cépage Carignan, durant laquelle 3 cuvées se sont distinguées :

– 100% raisins et vinification naturelle, la cuvée Agusti du domaine de Mena (Corbières) est un bon copain, gourmand, franc, rigolard mais sans manquer de profondeur. Passé un 1er nez un peu maillot de corps vintage, le fruit, les baies, les épices, s’imposent et se prolongent dans une bouche en demi-puissance et un rien acidulée en finale. Une belle « buvabilité » tout en étant un « vrai vin » et non un sirop qui ressemble à du vin… A servir un peu frais avec grillades ou tapas divers. On trouve les vins du domaine chez Axel votre sommelier à Genève.

 

 

 

– 100% raisins et vinification naturelle, Les Armières 2011 du domaine de la Garance (Caux, Languedoc) carafé 2 heures avant, est un beau vin, complet, assez intense, ouvert, racé pour un cépage réputé plutôt rustique et doté d’une assez belle longueur et finesse de tanins. Bluffant en fait … Pour autour des 25.00 c’est quand même pas mal. Chez Axel votre sommelier on trouve le 2014, probablement à attendre un peu.

 

– c’est une référence pour ce cépage, la cuvée « Pièce de roche » 2013 du domaine de la Baronne (Corbières), issus de très vieilles vignes plantées en 1892, est du même niveau, peut-être juste plus en largeur, moins « fuselé », moins d’acidité et cela le rend aujourd’hui plus charmant peut-être, avec, à nouveau, des tanins très civilisés pour le cépage. Il semblerait qu’on ne trouve pas ce vin en Suisse.

BC
http://www.terre-oenophile
Ecole Nomade du Vin

Les lignes, blanches, rouges ou encore vertes, bougent. Cette superbe Syrah australienne de Tom Shobbrook en est la preuve. Loin du cliché « nouveau monde » confituré, chaud, boisé, extravagant et digne du Rocky horror show, ce vin s’affiche élégant, digeste et même frais. Très typé au nez, épices, poivre, baie, avec une attaque veloutée typique du cépage, un milieu de bouche gourmand et une finale homogène, svelte et de bonne longueur. Le tout est en demi-puissance et fera un malheur avec un carré d’agneau.

Ca coute une cinquantaine de CHF et ça les vaut.

BC

Important oui, les muscles adducteurs, pour savoir faire le grand écart entre réalité et discours commercial.

Quand on peut lire sur des sites Internet commerciaux qu’au bout de 20 ou 30 heures de formation professionnelle (3 à 5 jours) dans le vin, les participants seront, en résumé, de véritables experts, capables de déguster comme des dieux et de parler du vin avec la verve et l’assurance d’un Fabrice Lucchini croisé avec un Jim Carrey, et bien, je ne peux m’empêcher d’être, pour le moins, dubitatif, car pour arriver aux prouesses promises, il faut être un spécialiste, un expert en la matière. Hors, on connait tout à fait le nombre d’heures de pratique nécessaires pour passer de débutant dans une matière à spécialiste : environ 10 000 heures. Voir ICI
Bon, la théorie des 10 000 heures est controversée mais personne cependant ne propose un autre chiffre …
Admettons que peut être 5 000 heures soit plus près de la réalité (selon matière et si on apprend vite), soit environ 5 ans à raison de 20 h par semaine. C’est déjà pas mal. On reste loin du compte avec les fameuses 20 à 30h heures censées nous transformer en génie.

En une cinquantaine d’heures – idéalement réparties sur plusieurs mois – on peut poser des belles bases pour progresser par la suite. On peut aussi « accélérer » la compréhension de certains aspects en utilisant des ressorts pédagogiques au plus près des besoins réels des participants, en favorisant l’expérimentation et en multipliant adroitement les connexions. On peut aussi éventuellement aider à faire naître une passion. En résumé, on peut mettre sur les rails ou le pied à l’étrier, selon préférence du moyen de locomotion 🙂

Mais non, on ne saura évidemment pas parler de tous les vins du monde après 20 h ou 30 heures de cours.

C’est comme si on se mettait en tête de devenir garagiste après une formation d’une semaine…

Mais voilà, il faut vendre. Et le client a aussi parfois des cuisses de fer pour effectuer un beau grand écart entre ce dont il sait avoir besoin mais qui est demandeur en temps et argent, et entre ce qui est vraiment proposé et qui sonne comme si ..

BC

Trouver dans le commerce un excellent vin rouge de Bourgogne à moins de 25 CHF (ou 20 euros environ) est compliqué.
Ca joue un peu plus avec Bordeaux (vignoble 4 fois plus grand que la Bourgogne) et encore plus avec les vins de la Vallée du Rhône où on peut dégoter, par ex., à ce prix, un Saint-Joseph (domaine Monier-Perreol) ou un Cairanne (Richaud). En Italie on pourra dégoter une Barbera (G. Rinaldi) ou un Chianti Classico (Casina di Cornia). Etc..

Personnellement, je ne connais qu’un vin rouge de Bourgogne vraiment excellent dans ce budget et c’est la Cuvée Garance du domaine Montanet-Thoden dans l’Yonne. Un vrai Pinot Noir de Bourgogne pour ceux qui aiment le « vrai Pinot Noir de Bourgogne », c’est à dire un vin plus en finesse et délicatesse qu’un vin concentré et épais. Si vous ne jurez que par l’Amarone – D’excellents vins d’ailleurs dans le style – ce ne sera peut-être pas pour vous. Le nez est vraiment extra, avec ses petits fruits rouges, sa note minérale et sa touche épicée (millésime 2014). On est, de nouveau, dans le registre de la fraicheur et de la légèreté. C’est un vin qui vient du nord de la Bourgogne, donc plus « frais » et moins concentré qu’un vin de la Côte de Nuits ou Côte de Beaune. Aérien serait une assez bonne définition.

Ne pas hésiter à ouvrir à l’avance, il se bonifiera au contact de l’oxygène. Astuce : ouvrir la veille, prélever un demi-verre, remettre au « frigo » et sortir 30 mn avant le lendemain. Cette oxygénation ménagée fera la différence.

A table, c’est un vin qui s’adapte et non l’inverse. C’est l’avantage de la souplesse. Apéro avec quelques babioles, volaille, viande blanche, pasta, risotto, fromages de chèvre ou brebis. Et personne ne tombera raide mort si on sert ce vin avec une pièce de boeuf grillée.

Par exemple au Passeur de vin ou chez Petites Caves.

BC

Histoire ne pas oublier cette improvisation ovationnée et validée par invités 🙂

Coté quantité, comme dirait l’autre, c’est toujours un peu flou ..

On vise un confit de courge, relevé avec épices et citron confit ; accompagné d’une salaison pour le « gras » et le sel, et de chips de légumes (ou pas) pour la texture craquante.

D’abord le résultat final pour l’idée générale:

Le confit de courge :
Courge muscade pour moitié
Courge Butternut pour moitié
Petite betterave
2-3 gousses d’ail
Cumin
2-3 petits citrons confits
Un peu de gingembre râpé
Huile d’olives ou de coco

Et aussi :
Lomo ibérique en lamelles (ou lard blanc ou jambon cru)
Quelques lamelles de Manchego (ou …)
Chips de légumes légèrement pilées au mortier

Et pourquoi pas :
Sel noir de Chypre, pour la couleur mais aussi le goût

Dans les grandes lignes :
Découper en cubes les courges et la betterave et les faire revenir gentiment dans une grande cocotte avec huile d’olives et ail. Ajouter les citrons confits et détaillés en petits morceaux, le gingembre râpé, le cumin (voire autre épice selon envie).

La cuisson va durer un certain temps – à découvert – et il faut bien remuer régulièrement, un peu comme un risotto, pour que la cuisson soit uniforme.

N.B. La courge muscade va finir par se « deleter » tandis que la Butternut va rester plus compacte. Cela amène un petit contraste de texture intéressant.
La betterave est là pour amener de la couleur et brouiller les pistes .. Au final, on dirait presque un confit de tomate très texturé.

Saler légèrement.

Pour le dressage et finition, voir la photo. c’est un plat servi tiède.

Vins : plein de possibilité vraiment. Comme c’est plutôt prévu comme une entrée ou amuse-bouche, un vin rouge pas trop en puissance mais avec quand même un peu de verve pour tenir le coup sur les différentes saveurs et textures bien présentes. Un bon Pinot Noir ne décevra pas, idem pour une Grenache de demi-corps. Un Champagne rosé serait sûrement amusant. Un vin naturel un peu gazeux serait aussi à l’aise 🙂

BC

http://www.terre-oenophile.ch