1961 Château LatourTout d’abord un Château Latour 1961 ! Année et vin mythiques. Servi en début de dégustation chez un ami caviste (cave 20g à Carouge) ça commence fort… Toujours émouvant de déguster un grand vin âgé. Un peu comme si on recueillait les lointains souvenirs d’une personne âgée, juste avant son départ. Un précieux témoignage du temps passé. Cette bouteille dévoile un vin un peu décharné, avec une forte acidité et des tanins très stricts. La chair se delete. Ce vin gagne à l’aération et progressivement les arômes se précisent. Du café et du vieux cuir on passe à des notes florales, épicées. Aurions-nous dû le mettre en carafe ? Nous n’avons pas osé de peur de le massacrer par se choc soudain après des années de tranquillité … Probablement, d’autres bouteilles de ce même vin, conservées dans d’autres conditions pourront se révéler plus en forme. Il n’y a pas de grands vins mais que de grandes bouteilles dit-on. ..

Dans le désordre aussi un Saint-Aubin 2002 du domaine Leroy. Joli tension, légère dilution en milieu de bouche, le coté un peu « froid » de l’appellation en comparaison des voisins plus illustres que sont Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet et Meursault, mais intense et minéral. Bien 7,5/10

Romanée Saint-Vivant 2004 du domaine de l’Arlot. Bouche déliée, fin, joli, le terroir surpasse ce millésime un peu faible (me rappelle au nez le Pinot noir Rissieux de Jacques Tatasciore à Neuchâtel). Très bien 9/10

Lessona 2005 Proprieta Sperino (Haut-Piémont). Plus je découvre ces vins du Haut Piémont plus ils m’épatent ! Fin, racé, réglisse. Beau. 8,5/10

Châteauneuf-du-Pape 1999 Château Pignan. En quelque sorte le second vin du Château Rayas. La finesse pour lien familial. Maturité, suavité, droit, miel, agréable. 7,5/10

Trevallon 1988 (Baux de Provence). Sur la fraicheur, un peu réservé, fin. Bien 7/10 (j’ai dégusté le même vin il y a peu et qui était superbe).

Châteauneuf-du-Pape « Cuvée Spéciale » 1998 Henri Bonneau. Un vin mythique, une grande année, un vin un peu trop jeune, sur la réserve. Confit, chaleureux (16°), fermé. Le terroir ne s’exprime pas encore. Revoir dans 5 ans. Mais quelle puissance !

Mission-Haut-Brion 1989 en magnum. Servi en fin de soirée. Souvenirs un peu flous. Des notes sudistes. Charpenté. Joli. Peut-être un léger manque de finesse. 8/10

Bandol Château Pradeaux 1989 en magnum. Que le Bandol rouge peut être sous-estimé !!! Tant mieux pour nos finances … 🙂 Servi à l’aveugle après la Mission Haut-Brion. Fait penser à un grand Bordeaux … je le trouve plus beau que le précédent, plus élancé, plus frais. 8,5/10

Barolo 1999 Bartolo Mascarello. Un domaine de référence dans l’approche traditionnelle du Barolo. Fermé à l’ouverture, champignons, un peu étriqué. La carafe fût bénéfique et 3h après le vin a pris de l’ampleur. Un sacré jus, de la puissance mais vraiment en phase de jeunesse. Revoir dans 5 ans.

Cabernet Sauvignon Estrella 1994 Weinert (Argentine). Carafé 3 heures avant. Un des rares (le seul ?) vin d’Argentine avec un potentiel de garde de plus de 20 ans. A l’aveugle on est perdu, on flirte avec Bordeaux mais les tanins sont un peu durs et on sent un coté un peu confit qui attire vers le sud. Mais lequel ?? 🙂 Bien. 7,5/10.

Châteauneuf-du-Pape Cuvée des Célestins 2008 Henri-Bonneau. Une cuvée au top de l’appellation. Encore un BB, certainement du potentiel. Manque peut-être un peu de longueur à ce vin très réputé mais il y a de l’élan. A revoir. 8/10

Châteauneuf-du-Pape Reine des Bois 2005 Domaine de la Mordorée. De la matière, puissant, poil boisé, poil massif. 7,5/10

Châteauneuf-du-Pape Barbe Rac 2005 Chapoutier. Plus en finesse et plus élancé avec un tanin plus soyeux. Joli, racé, du potentiel. 9/10

Châteauneuf-du-Pape 2010 Domaine Pierre André. Droit, élancé, du jus, assez fin. Fera une très belle bouteille dans 4 ou 5 ans. 8/10

Château Malartic Lagravière Grand Cru Classé Pessac Léognan 2006. Se présente un peu revêche et un peu court. Une phase ingrate ? 6,5/10

Riesling Grand Cru Hengst Barmes Buecher (Alsace)
2010 : agrûmes et porté par une belle acidité. Pas encore prêt. Bien. 7,5/10
2008 : très pétrole au 1er nez (et oui) puis floral. Après une attaque moelleuse l’acidité prend vite le relais et domine jusqu’à la fin avec une belle minéralité. On suce le cailloux ! Le terroir s’exprime. Très bien, encore en devenir. 8,5/10
2005 : plus corpulent et carré, poil plus confit avec une touche miellée. Un peu plus court aussi. Attendre un peu encore. Avec une viande blanche + crème + champignons. 7,5/10

BC

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