C’est ainsi que Madeline Triffon, Master Sommelière américaine de renom, a un jour décrit le cépage Pinot Noir.

On verra donc bien ce qui va se passer ce lundi, avec la dégustation de 10 beaux Pinots Noirs et une douzaine de participants ..

Pinot Noir Fenêtres 2016 de Paul Henri Soler, Genève
Pinot Noir de Bourgogne Garance 2014 domaine Montanet Thoden
Pinot Noir «Liaison» 2015 Enderle & Moll, Allemagne
Beaune Grèves 1er Cru 2012 Thomas Morey
Pinot Noir Cuvée Julien 2016 Jean-François Ganevat
Pinot Noir 2015 Claus Preisinger, Autriche
Pinot Noir Little Creek vineyards 2015 Lucy Margaux, Australie
Pinot Noir Malanser 2015 Thomas Studach, Grisons
Nuits Saint-Georges 1er Cru Pruliers 2009 domaine Léchenaut
Mazoyères-Chambertin Grand Cru 2008 domaine Taupenot Merme

Parce qu’on ne s’en lasse pas :

 

BC

 

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Galerie  —  Publié: février 23, 2018 dans Cours de Terre Oenophile
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… mais on peut tout de même encore s’en abreuver !

« Tombé » par hasard sur ce blog. A découvrir, même si l’auteur a préféré rendre sa plume.

On peut, entre autres, y apprendre ce qu’est un Cénosillicaphobe…

Leverasoif

BC

Galerie  —  Publié: janvier 31, 2018 dans Coups de coeur !
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Petite dégustation informelle de quelques vins issus du cépage Carignan, durant laquelle 3 cuvées se sont distinguées :

– 100% raisins et vinification naturelle, la cuvée Agusti du domaine de Mena (Corbières) est un bon copain, gourmand, franc, rigolard mais sans manquer de profondeur. Passé un 1er nez un peu maillot de corps vintage, le fruit, les baies, les épices, s’imposent et se prolongent dans une bouche en demi-puissance et un rien acidulée en finale. Une belle « buvabilité » tout en étant un « vrai vin » et non un sirop qui ressemble à du vin… A servir un peu frais avec grillades ou tapas divers. On trouve les vins du domaine chez Axel votre sommelier à Genève.

 

 

 

– 100% raisins et vinification naturelle, Les Armières 2011 du domaine de la Garance (Caux, Languedoc) carafé 2 heures avant, est un beau vin, complet, assez intense, ouvert, racé pour un cépage réputé plutôt rustique et doté d’une assez belle longueur et finesse de tanins. Bluffant en fait … Pour autour des 25.00 c’est quand même pas mal. Chez Axel votre sommelier on trouve le 2014, probablement à attendre un peu.

 

– c’est une référence pour ce cépage, la cuvée « Pièce de roche » 2013 du domaine de la Baronne (Corbières), issus de très vieilles vignes plantées en 1892, est du même niveau, peut-être juste plus en largeur, moins « fuselé », moins d’acidité et cela le rend aujourd’hui plus charmant peut-être, avec, à nouveau, des tanins très civilisés pour le cépage. Il semblerait qu’on ne trouve pas ce vin en Suisse.

BC
http://www.terre-oenophile
Ecole Nomade du Vin

Galerie  —  Publié: janvier 22, 2018 dans Conseils d'achats
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Les lignes, blanches, rouges ou encore vertes, bougent. Cette superbe Syrah australienne de Tom Shobbrook en est la preuve. Loin du cliché « nouveau monde » confituré, chaud, boisé, extravagant et digne du Rocky horror show, ce vin s’affiche élégant, digeste et même frais. Très typé au nez, épices, poivre, baie, avec une attaque veloutée typique du cépage, un milieu de bouche gourmand et une finale homogène, svelte et de bonne longueur. Le tout est en demi-puissance et fera un malheur avec un carré d’agneau.

Ca coute une cinquantaine de CHF et ça les vaut.

BC

Galerie  —  Publié: janvier 17, 2018 dans Coups de coeur !
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Important oui, les muscles adducteurs, pour savoir faire le grand écart entre réalité et discours commercial.

Quand on peut lire sur des sites Internet commerciaux qu’au bout de 20 ou 30 heures de formation professionnelle (3 à 5 jours) dans le vin, les participants seront, en résumé, de véritables experts, capables de déguster comme des dieux et de parler du vin avec la verve et l’assurance d’un Fabrice Lucchini croisé avec un Jim Carrey, et bien, je ne peux m’empêcher d’être, pour le moins, dubitatif, car pour arriver aux prouesses promises, il faut être un spécialiste, un expert en la matière. Hors, on connait tout à fait le nombre d’heures de pratique nécessaires pour passer de débutant dans une matière à spécialiste : environ 10 000 heures. Voir ICI
Bon, la théorie des 10 000 heures est controversée mais personne cependant ne propose un autre chiffre …
Admettons que peut être 5 000 heures soit plus près de la réalité (selon matière et si on apprend vite), soit environ 5 ans à raison de 20 h par semaine. C’est déjà pas mal. On reste loin du compte avec les fameuses 20 à 30h heures censées nous transformer en génie.

En une cinquantaine d’heures – idéalement réparties sur plusieurs mois – on peut poser des belles bases pour progresser par la suite. On peut aussi « accélérer » la compréhension de certains aspects en utilisant des ressorts pédagogiques au plus près des besoins réels des participants, en favorisant l’expérimentation et en multipliant adroitement les connexions. On peut aussi éventuellement aider à faire naître une passion. En résumé, on peut mettre sur les rails ou le pied à l’étrier, selon préférence du moyen de locomotion 🙂

Mais non, on ne saura évidemment pas parler de tous les vins du monde après 20 h ou 30 heures de cours.

C’est comme si on se mettait en tête de devenir garagiste après une formation d’une semaine…

Mais voilà, il faut vendre. Et le client a aussi parfois des cuisses de fer pour effectuer un beau grand écart entre ce dont il sait avoir besoin mais qui est demandeur en temps et argent, et entre ce qui est vraiment proposé et qui sonne comme si ..

BC

Galerie  —  Publié: janvier 12, 2018 dans En passant

Trouver dans le commerce un excellent vin rouge de Bourgogne à moins de 25 CHF (ou 20 euros environ) est compliqué.
Ca joue un peu plus avec Bordeaux (vignoble 4 fois plus grand que la Bourgogne) et encore plus avec les vins de la Vallée du Rhône où on peut dégoter, par ex., à ce prix, un Saint-Joseph (domaine Monier-Perreol) ou un Cairanne (Richaud). En Italie on pourra dégoter une Barbera (G. Rinaldi) ou un Chianti Classico (Casina di Cornia). Etc..

Personnellement, je ne connais qu’un vin rouge de Bourgogne vraiment excellent dans ce budget et c’est la Cuvée Garance du domaine Montanet-Thoden dans l’Yonne. Un vrai Pinot Noir de Bourgogne pour ceux qui aiment le « vrai Pinot Noir de Bourgogne », c’est à dire un vin plus en finesse et délicatesse qu’un vin concentré et épais. Si vous ne jurez que par l’Amarone – D’excellents vins d’ailleurs dans le style – ce ne sera peut-être pas pour vous. Le nez est vraiment extra, avec ses petits fruits rouges, sa note minérale et sa touche épicée (millésime 2014). On est, de nouveau, dans le registre de la fraicheur et de la légèreté. C’est un vin qui vient du nord de la Bourgogne, donc plus « frais » et moins concentré qu’un vin de la Côte de Nuits ou Côte de Beaune. Aérien serait une assez bonne définition.

Ne pas hésiter à ouvrir à l’avance, il se bonifiera au contact de l’oxygène. Astuce : ouvrir la veille, prélever un demi-verre, remettre au « frigo » et sortir 30 mn avant le lendemain. Cette oxygénation ménagée fera la différence.

A table, c’est un vin qui s’adapte et non l’inverse. C’est l’avantage de la souplesse. Apéro avec quelques babioles, volaille, viande blanche, pasta, risotto, fromages de chèvre ou brebis. Et personne ne tombera raide mort si on sert ce vin avec une pièce de boeuf grillée.

Par exemple au Passeur de vin ou chez Petites Caves.

BC

Galerie  —  Publié: janvier 12, 2018 dans Conseils d'achats
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Histoire ne pas oublier cette improvisation ovationnée et validée par invités 🙂

Coté quantité, comme dirait l’autre, c’est toujours un peu flou ..

On vise un confit de courge, relevé avec épices et citron confit ; accompagné d’une salaison pour le « gras » et le sel, et de chips de légumes (ou pas) pour la texture craquante.

D’abord le résultat final pour l’idée générale:

Le confit de courge :
Courge muscade pour moitié
Courge Butternut pour moitié
Petite betterave
2-3 gousses d’ail
Cumin
2-3 petits citrons confits
Un peu de gingembre râpé
Huile d’olives ou de coco

Et aussi :
Lomo ibérique en lamelles (ou lard blanc ou jambon cru)
Quelques lamelles de Manchego (ou …)
Chips de légumes légèrement pilées au mortier

Et pourquoi pas :
Sel noir de Chypre, pour la couleur mais aussi le goût

Dans les grandes lignes :
Découper en cubes les courges et la betterave et les faire revenir gentiment dans une grande cocotte avec huile d’olives et ail. Ajouter les citrons confits et détaillés en petits morceaux, le gingembre râpé, le cumin (voire autre épice selon envie).

La cuisson va durer un certain temps – à découvert – et il faut bien remuer régulièrement, un peu comme un risotto, pour que la cuisson soit uniforme.

N.B. La courge muscade va finir par se « deleter » tandis que la Butternut va rester plus compacte. Cela amène un petit contraste de texture intéressant.
La betterave est là pour amener de la couleur et brouiller les pistes .. Au final, on dirait presque un confit de tomate très texturé.

Saler légèrement.

Pour le dressage et finition, voir la photo. c’est un plat servi tiède.

Vins : plein de possibilité vraiment. Comme c’est plutôt prévu comme une entrée ou amuse-bouche, un vin rouge pas trop en puissance mais avec quand même un peu de verve pour tenir le coup sur les différentes saveurs et textures bien présentes. Un bon Pinot Noir ne décevra pas, idem pour une Grenache de demi-corps. Un Champagne rosé serait sûrement amusant. Un vin naturel un peu gazeux serait aussi à l’aise 🙂

BC

http://www.terre-oenophile.ch

Galerie  —  Publié: janvier 11, 2018 dans Recettes

…est une phrase encore jamais écrite, jusqu’à maintenant, sur le web. Goût-Gueule est formel.
Bien sûr, il y a plein de phrases encore jamais écrites sur le WEB, genre « Monsanto oeuvre pour le bien de l’humanité » ou « Trump est un modèle d’humilité » ou encore « le style hipster est au sommet de l’élégance », mais ça c’est normal.
Par contre, il est bien clair que le vin blanc n’existe pas. Le vin rouge existe, le vin rosé existe, mais pas le vin blanc. La preuve par l’image :

 

 

 

 

 

 

 

Si c’est blanc, c’est comme ça :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et, ça, pas sûr que ça accompagne très bien le saumon fumé ou les huîtres 🙂

Et, comme diraient les autres, tout le monde s’en fiche !

BC

Galerie  —  Publié: décembre 20, 2017 dans En passant
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Il était tentant de développer ce qu’est un grand vin, mais c’eût-été long, multi paragraphes et anachronique. Voici donc ce que n’est pas un grand vin, en phrases courtes 😉

Ce n’est pas un vin plat, auquel cas l’eau serait une bonne option.
Ce n’est pas un vin court en bouche, jamais.
Ce n’est pas un bon vin, c’est bien plus que ça.
Ce n’est pas une simple question de goût. Non. C’est comme la Twingo, c’est une bonne voiture mais, qu’on le veuille on non, ce n’est pas une Bentley.

Ce n’est pas un vin simple. Un vin simple peut être très bon et même parfois le meilleur vin de notre vie, dans certaines circonstances, mais pour autant ce ne sera jamais grand.

BD Michel Tolmer « Mimi, Fifi et Glouglou »,

Ce n’est pas forcément un Bordeaux ou un Bourgogne, ça peut-être un vin de Provence ou des Grisons, par ex.
Ce n’est pas un vin à 5 euros, ni forcément un vin à plus de 100 euros.
Ce n’est pas un vin cultivé très chimiquement car rien de très bon ne pousse sur un sol mort.
Ce n’est pas un vin qui laisse de marbre.
Ce n’est pas un vin qui se recrache facilement.
Ce n’est pas un vin qui s’essouffle au bout de 10 ans.
Ce n’est pas ce qu’on boit si souvent.
Ce n’est pas un vin sans énergie, mais tout le contraire.
Ce n’est pas un vin qui procure zéro émotion.
Ce n’est pas un vin « fruité », bien que tous les vins le soient.
Ce n’est pas que la somme des arômes et des saveurs.
Ce n’est pas toujours dicible.
Ce n’est pas ce qu’on préfère boire seul(e).
Ce n’est pas sans vibration.
Ce n’est pas, ça n’existe pas, sans quelqu’un capable de l’apprécier.

Et pour finir, quelqu’un a dit « il n’y a pas de grands vins, seulement des grandes bouteilles ».

BC

Galerie  —  Publié: décembre 18, 2017 dans Dégustation
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Epicurien(ne) et curieux(se), vous souhaitez éviter les classiques Sauternes, Pouilly-Fuissé, Médoc, Pommard et Champagne de linéaire pour accompagner vos repas de fêtes ? Quelques suggestions :

Blanc 1 : Saumur Blanc « Brézé » 2013 domaine Guiberteau (cépage Chenin). Un hit assuré ! On dirait même un beau vin blanc de Bourgogne à l’aveugle, avec son boisé noble, son ampleur et sa fine minéralité. A faire déguster étiquette cachée ! On trouve cette perle au Passeur de Vin pour une cinquantaine de CHF. Crustacés divers vous diront merci.

Blanc 2 :  Riesling GG Marienburg Fahrlay trocken 2011 Clement Bush (Allemagne). On décrit mieux ce qui est moyen ou médiocre que ce qui est beau. De la beauté dans ce vin hautement expressif, minéral, riche aussi, ample, long. Oui, il a tout d’un grand ! Ca s’achète à la Cantina del Mulino pour une quarantaine de CHF. Crustacés aussi, poissons en sauce.

Blanc 3 : Completer 2007 Giani Boner (Grisons). Probablement le vin blanc sec le plus intense de Suisse, légèrement oxydatif, riche, plein, savoureux. Foie gras, s’il le faut, fromages d’alpage, volailles crémées, viandes blanches, … A commander directement au domaine, autour des 60.00

Rouge 1 : Burgenland “Pinot Noir“ 2015 Claus Preisinger (Autriche). Quel beau jus ! Mêlant suavité et structure élancée. Le bois est très intégré, noble. Autour des 30.00 chez Axel votre Sommelier, c’est un super rapport qualité prix. Viandes blanches, fromages, tourtes diverses, …

Rouge 2 : Faugères « Valinières » 2011 Didier Barral (Languedoc). Plus corsé que le précédent vin, plus épicé aussi. Belle bouche dense et déliée à la fois. Un vin qui s’exprime vraiment bien maintenant, après une heure de carafe. Viandes rouges plutôt. Autour des 40.00 à la Cave de Reverolle.

Champagne 1 : Grand Cru Brut Nature « Jardin de la grosse pierre  » Benoît Lahaye. Tout simplement un grand Champagne, bulle fine, crémeuse, charnel, scintillant. Multi usage : début de repas, crustacés, poissons, fin de repas et même après ! Seulement 1680 bouteilles produites. 97.00 chez Cave SA

Champagne 2  : “Extra-Brut « Sève » Les Ryceys, Olivier Horiot. Un pur Pinot Noir issu de la Côte des Bars, aussi finement surnommée la « Champagne pouilleuse »… Pour 47.00 chez Axel votre Sommelier vous avez un sacré beau Champagne de gastronomie ! Plutôt à table donc, avec poulardes, cygnes blancs bien poivrés, pâtés de cerf …

Vin liquoreux : la cuvée Ambre de Christophe Abbet 2008 (Valais). A moins de débourser plusieurs centaines de francs, il va être très compliqué de trouver un plus grand vin liquoreux que celui-ci ! Equilibre impérial entre douceur et fraicheur, on croque dans le fruit confit, on lèche la ruche sans se soucier des piqûres et on en redemande, oh oui, on en redemande à Gilles Bogaerts à Carouge dans sa cave 20G, enfin, s’il en reste …

Bonnes fêtes !

BC

http://www.terre-oenophile.ch
Ecole du vin à Genève et Lausanne

Galerie  —  Publié: décembre 14, 2017 dans Coups de coeur !
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